Un vol en montgolfière

Vous avez peut-être vu passer des photos et une vidéo sur les réseaux sociaux, le poisson Marcel s’est envolé dans les airs pour la première fois en montgolfière, il y a quelques semaines. Une superbe expérience qu’il vous raconte, avec photos et vidéos à l’appui (d’ailleurs, dites-lui si ce nouveau format vous plaît, il se peut qu’il en fasse davantage ultérieurement 😉 ).

Un vol en montgolfière, ça se prépare et parfois… la météo en décide autrement ! C’est ce qui est arrivé pour l’agité du bocal. Il avait reçu en cadeau pour ses 30 ans. L’année dernière, donc. Il avait décidé de programmer cette expérience en juillet, sur le plateau de Valensole, durant la fameuse période des lavandes en fleurs (que le monde entier nous envie et vient, en nombre, admirer chaque année). A 48h du vol prévu, celui-ci avait dû être annulé à cause d’un vent fort. Il attendait donc avec impatience (et une certaine appréhension d’une nouvelle annulation) ce nouveau rendez-vous fixé.

Paulette avait choisi la société A&AP – Aero-provence.com car elle propose des vols au départ des Parcs du Verdon et du Luberon. C’est donc au pied de Puimoisson que Marcel avait rendez-vous un dimanche de juillet à 5h30. Oui oui, vous avez bien lu ! Le village étant à environ 1h30 de route du bocal, les poissons avaient décidé de bivouaquer proche du lieu de rendez-vous pour se lever le plus tard possible. Après quelques échanges avec Tom, le pilote du lendemain, ils s’étaient posés dans un champ de blé coupé pour la nuit. Petite anecdote hors sujet mais qui a participé à cette chouette expérience. (une soirée un peu magique devant un coucher de soleil somptueux).

Réveil donc à 5h. 5h30 au rendez-vous. Tom lance un petit ballon dans les airs pour voir le vent et ses trajectoires. Après que tous les participants au vol du jour soient arrivés, le petit groupe de six personnes grimpe dans le 4×4 de Tom, en route vers le lieu de décollage. Il y a une petite brise. Tom n’a pas l’air très serein. Il s’arrête sur le plateau pour lancer un deuxième ballon. Le vent est à 20km/heure environ. La limite pour que le vol ne soit pas annulé.

On arrive au bord de l’Asse, dans un champ de blé coupé. Tom et son assistant (Marcel ne se rappelle plus de son nom, désolé) déchargent le matériel : le ballon et le panier. Il explique aux passagers lors d’un petit briefing comment ça va se passer pour le décollage. Il faut se tenir près lorsque la voile sera gonflée pour partir assez vite (sinon elle peut entraîner le 4×4 auquel elle est accrochée). S’ensuit quelques longues minutes durant lesquelles un ventilateur se charge de déplier et de gonfler le ballon. C’est très beau à voir. Le soleil commence à pointer de ses premiers rayons.

Au bout d’une trentaine (peut-être quarante), la montgolfière est prête ! Tom et ses 6 passagers grimpent dans le panier. Il change quelques passagers de place (on comprendra pourquoi plus tard) et explique rapidement la procédure à suivre pour l’atterrissage : il faudra se tenir aux poignets à l’intérieur, bien raides sur ses jambes. Aucun membre à l’extérieur à ce moment-là. Puis, la sangle tenant la montgolfière au sol par le 4×4 est décrochée. C’est l’envol !

C’est tout doux et progressif. Le soleil se lève, on commence à apercevoir les Alpes à l’horizon. La nature se réveille. C’est beau. Seul le bruit des brûleurs vient de temps en temps couper ce silence qui est magnifique (en vrai, il y a aussi quelques aboiements de chiens qui, au passage du ballon, sont dérangés par les ultrasons – mais ça, on ne le garde pas en mémoire).

Tout le monde dans le panier est scotché par la beauté de ce moment. Les différences de couleurs entre les champs de blé jaunes, le vert des champs de maïs et le violet des lavandes sont magnifiques. On croise un chevreuil, des canards, des chevaux et même un renard (enfin, une queue de renard).

vol montgolfière

Tom répond volontiers aux questions des passagers. Avec plus de 5000 heures de vol en planeur, ultra-léger, avion ou montgolfière, on voit qu’il sait de quoi il parle. C’est rassurant.

Il fait varier les altitudes. Au ras du sol pour frôler les lavandes et les épis de blé. On est saisis par les odeurs. Un petit moment de bonheur ! 

Puis à près de 1500m d’altitude au plus haut (un peu impressionnant tout de même – on a l’impression de regarder une maquette).

vol montgolfière

Après une bonne heure et quart de vol, l’atterrissage s’annonce. Tom rappelle la position à prendre. Puis, à près de 20 kms/heure, le panier frotte le champ, sur le côté, jusqu’à s’arrêter. ça secoue, on se retrouve les uns sur les autres mais la situation est très drôle. Marcel se prend un fou rire et comprend bien, à présent, pourquoi le pilote les a fait changer de place : les plus légers se retrouvent sur les plus lourds ! Après quelques secondes (minutes ?) comme ça, Tom autorise tout le monde à sortir tant bien que mal du panier.

Il appelle son assistant et les accompagnateurs des passagers dont Paulette pour lui dire où l’atterrissage s’est effectué. Le pliage du ballon commence. Quelques minutes plus tard, ils arrivent et c’est le rangement de la voile et du panier dans la remorque du 4×4.

Pour terminer, retour au lieu du rendez-vous pour un moment gourmand et convivial avec des produits du pays : du bon fromage de chèvre, de la charcuterie et du vin rouge (pour ceux qui le souhaitent) ou jus de fruit. Tout ça, à 8h du matin. Oui oui ! C’est que, vu l’heure du lever, la journée est déjà bien avancée ! Tout le monde discute de son ressenti, Tom de son expérience. Il avoue avoir hésité jusqu’au dernier moment à cause du vent. C’est d’ailleurs pour ça que l’atterrissage s’est effectué de cette manière. Sinon, il aurait pu le faire « propre », à la verticale, comme cela arrive souvent.

C’est avec des étoiles plein les yeux que chacun repart, riche de ce moment hors du temps, contemplatif et superbe. C’est vraiment une expérience qui fait l’éloge de la lenteur. Amateurs de sensations fortes, passez votre chemin. Là n’est pas l’objectif.

Pour résumer, vous l’aurez compris : Marcel a adoré cette expérience ! Certes, c’est un sacré coup (230€ pour être précis) ! On peut se l’offrir ou se le faire offrir rarement. Mais 1) ça vaut le coup pour le poisson. C’est vraiment unique. 2) quand on apprend combien tout cela coûte, on comprend mieux : rien que le ballon coûte 40 000€ et il ne peut faire que 500 heures de vol avant d’être changé ! La société de Tom volant toute l’année même si contrainte par la météo, elle doit changer la voile tous les 2 ans ! Avec le panier et les bouteilles de gaz, une montgolfière coûte près de 70 000€ ! Dingue, non ? Alors, effectivement, il faut en faire des vols pour pouvoir en vivre ! D’ailleurs, le poisson pense qu’il faut vraiment être passionné pour faire ce métier très physique pour le pilote (des côtes cassées régulièrement, des dos coincés, etc… lors de l’atterrissage) 365 jours par an.

vol montgolfière

Et vous, avez-vous déjà volé en montgolfière ? Êtes-vous tenté(e) par l’expérience ?

Ps : bon, maintenant, avec ces images et ces vidéos, le poisson n’a qu’une envie : s’acheter un drone ! Et bien, il va falloir qu’il commence à économiser dès maintenant ! :s

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5 réflexions sur “Un vol en montgolfière

  1. Wouaaaah merci Marcel de nous avoir fait voyager avec toi, j’ai adoré, j’avais l’impression d’être dans la nacelle !
    Les photos sont absolument sublimes et les vidéos aussi très sympa 😉

    Aimé par 1 personne

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